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Feuille paroissiale n° 15 du 6 mars 2022

Feuille paroissiale Р1er dimanche de Car̻me

Il n’y a plus de désert où nous soyons seul

L’immensité du désert comme un lieu sauvage, aride et isolé… Le danger du désert avec la morsure assassine du soleil, le dessèchement de la soif ou l’épreuve glacée de la nuit… L’hostilité du désert avec ses tempêtes de sables, ses brigands ou ses animaux venimeux… qui en voudrait ? Or voilà que s’ouvre le Carême qui nous invite à partir au désert, et que l’évangile du jour nous le présente comme un lieu où se tissent les pièges du tentateur.

Or en réalité, ce que nous contemplons aujourd’hui, ce n’est pas tant l’effrayante présence du tentateur au désert que celle du Christ lui-même, poussé par l’Esprit. Le Christ, bien-aimé du Père, qui vient demeure au désert pour en faire une demeure vivifiante de sa grâce. A peine baptisé, c’est là qu’il veut planter sa tente, prenant sur lui la faim et l’aridité, les brigandages de l’adversaire et la morsure du soleil, pour que nous n’y soyons plus jamais seul.

C’est par le désert, déjà, dans l’intimité brûlante du buisson ardent, dans la colonne de nuée protectrice, dans le rocher fendu pour laisser couler l’eau, dans le passage de la Mer Rouge, que Dieu se donnait à rencontrer et qu’il conduisait son peuple à la liberté « Mon Père était nomade vivant en immigré… Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu ».

C’est désormais dans le désert, dans tous nos déserts, que se tient le Christ Époux, le Christ victorieux de toute tentation, pour nous rencontrer, nous séduire et nous guider. Pour y être avec nous. Par le jeûne, la prière, l’aumône, nous voulons quitter nos « Egypte », nos lieux d’esclavage pour aller à la rencontre du Bien-Aimé.

Nous n’allons pas au désert pour le désert.

Nous allons au désert pour y être avec lui.

Édito du Père Pascal NEGRE, curé.

Informations complémentaires de la feuille paroissiale de Saint Ambroise

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