FIP

Feuille paroissiale n° 18 du 27 mars 2022

Feuille paroissiale – 4ème dimanche de CarĂŞme

« Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi ici je meurs de faim ! » Telle est la pensée qui habite le plus jeune fils de la parabole alors qu’il se trouve dans un pays lointain, dans le dénuement le plus total.

Jésus raconte que le jeune homme a dilapidé sa fortune, qu’il a mené une vie de désordre sans se soucier du lendemain. Mais maintenant qu’il n’a plus rien, il ne peut pas faire autrement que de regarder la situation en face. « Entrant en lui-même », il découvre qu’il n’a plus aucune ressource, qu’il n’a plus d’appui solide pour se reposer. Son ventre crie famine au milieu de ces porcs qui se repaissent de quelques gousses. Et sa faim matérielle se double d’une faim spirituelle : il découvre avec stupeur que son attitude n’était pas digne de l’amour de son père.

Premier miracle de la parabole, l’homme en apparence sans valeur est en réalité plein de courage. Il ravale sa fierté et accepte de retourner vers son père pour lui demander de devenir son ouvrier. Second miracle, plus extraordinaire encore, le père n’accepte pas cette demande mais couvre le jeune homme de sa tendresse et le restaure dans sa dignité de fils. Il fête avec toute la maison le retour à la vie de ce fils patiemment attendu.

Ces deux miracles, œuvres du même Esprit, sont racontés par Jésus aux pécheurs qui sont venus pour l’écouter aussi bien qu’aux Pharisiens qui récriminent contre lui. Tous sont invités à entrer dans ce même mouvement de la miséricorde. Il s’agit pour eux comme pour nous de reconnaître cette faim spirituelle, de retourner vers le Père pour participer à ce festin des noces de l’Agneau qui nous est promis et dont l’Eucharistie que nous célébrons est un avant-goût.

Édito du Père Maxime Petit

Aller au contenu principal