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Feuille paroissiale n° 16 du 13 mars 2022

Feuille paroissiale – 2ème dimanche de CarĂŞme

C’est ta face, Seigneur, que je cherche

Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Après la première annonce de la Passion, la Transfiguration prépare les trois disciples à affronter ce scandale. Elle n’est cependant pas une anticipation de la Résurrection mais le dévoilement de la gloire divine déjà présente, cachée, dans l’humanité de Jésus.

Saint Pierre voudrait faire trois tentes pour demeurer déjà et toujours dans la vision de la gloire de Jésus. Il ne savait pas ce qu’il disait car cette gloire sera manifestée sur la Croix et parce qu’il lui faut participer à ce mystère en assumant la durée et le poids de sa vie terrestre jusqu’à donner sa propre vie dans le Christ.

Ou encore, il ne savait pas ce qu’il disait car il disait plus qu’il ne le pensait. La gloire du Christ est ce qui demeure caché au cœur de la réalité qui passe. Sa vision éternelle est notre vocation. Pèlerins sur Terre, nous avons notre citoyenneté dans les cieux.

Nous participerons à cette gloire puisque le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux. Le regarder, c’est voir Celui à qui nous sommes appelés à ressembler.

La gloire du Christ est cachée sous l’apparence du pain dans l’hostie consacrée que nous adorons à l’élévations et recevons en communion, comme elle l’est dans l’humanité de Jésus. Si nous savions ce que nous recevons déjà, nous ne voudrions rien d’autre. Lorsque cette gloire vraiment présente nous sera dévoilée, sa vision nous suffira pour toujours.

Aujourd’hui, adorant et recevant le Corps du Christ, nous sommes avec Jésus, seul.

Édito de l’abbĂ© Armel d’Harcourt.

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